Voyage à Moscou : la rencontre de la gastronomie et de la haute couture

Il était une fois… Le voyage à Moscou pourrait débuter à la manière d’un conte de fées qui a entraîné le chef Christophe Roure dans les coulisses de la haute couture, celles de la prestigieuse Maison Hermès. Au programme, aventures, anecdotes et évasion sensorielle.  

« Tout a commencé lors de la réception d’un mail, celui de l’éditrice du Premier guide de Lyon en russe, organisant également des événements autour de la gastronomie et du vin français. », se souvient le chef.  « Sa partenaire russe était à la recherche d’un chef étoilé français pour deux dîners le 20 et 21 juin 2016 à l’attention de clients VIP de la maison Hermès à Moscou. Hermès inaugurait sa nouvelle boutique près de la Place Rouge, dans un immense centre commercial et présentait  sa nouvelle ligne de vaisselle à cette occasion, une gamme d’assiettes intitulées « Carnets d’Equateur », poursuit Christophe. Des assiettes qui ont servi d’écrin au savoir-faire et à la créativité du chef du Neuvième Art.

Ayant enchanté les papilles de l’éditrice lors de ses passages au Neuvième Art en lui procurant un bonheur gustatif, c’est tout naturellement que cette dernière l’a sollicité pour ce séjour où Christophe Roure a élaboré un menu décliné en foie gras aux pommes, ragoût de coquillages et en point d’orgue un chocolat caramel, le tout en accord avec des vins français.  « Le plus compliqué, ce ne fut pas l’élaboration mais la logistique avec une distance de 200 mètres entre le site de préparation et le site d’envoi des plats. A l’étranger,  Il faut souvent s’adapter ! »

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Beauté et grandeur de la ville

L’occasion pour le chef de s’immerger dans l’art de vivre de Moscou, même si l’arrivée à l’aéroport fut problématique. « La police et la douane m’ont demandé d’ouvrir mes valises. J’avais préparé des « mises en place » pour anticiper. J’ai cru qu’ils allaient tout jeter ! Heureusement sur place, j’étais accompagné d’une traductrice qui a pu arranger la situation ». Après la bouffée de stress, place à l’émerveillement.

« J’ai été surpris par la beauté de la ville, une capitale moderne qui a su investir et qui était déjà en pleine préparation de la coupe du monde de foot 2018 ! Très différente de Kiev que j’avais découverte lors d’un précédent voyage professionnel. J’ai été très impressionné par la Place Rouge. De ces places et de ces grandes avenues se dégage un sentiment de puissance militaire forte, imposante »

Des voyages à l’assiette

Un voyage qui a permis au chef de s’immerger dans la cuisine locale et de goûter aux saveurs d’un restaurant traditionnel. « Mon souvenir de repas ! Beaucoup de pommes de terre. Paradoxalement, lorsque je suis allé au marché avec la traductrice, j’ai retrouvé tous les produits que j’utilise en France. Mais c’est une capitale et je pense que l’authentique cuisine russe n’est pas à Moscou  ».

De ses voyages, Christophe en conserve la trace dans sa mémoire par rapport à des goûts, des parfums, des odeurs. « Les voyages influencent, c’est certain, mais cette influence n’est pas immédiate. L’inspiration apparaît au moment de la création d’un plat, un peu comme une réminiscence »